L’actualité récente nous montre que la crise oblige les Etats à des révisions budgétaires drastiques. Mais tous les responsables politiques ne paraissent pas convaincus de cette nécessité.
Ainsi pour la France, alors que l’Etat supprimait en 2010, 31 000 postes de fonctionnaires, les collectivités locales embauchaient 36 000 fonctionnaires territoriaux supplémentaires sans que cela puisse être justifié par un accroissement de leurs compétences !
En 10 ans, les dépenses des collectivités locales ont augmenté de 60% et l’accroissement des impôts locaux a été de 45% !
Cette ponction sur le pouvoir d’achat des contribuables locaux ne parait pas interpeller certains élus locaux qui, dans d’autres circonstances, affichent une posture de défenseurs de ce même pouvoir d’achat.
Pour faire face à la dérive des dépenses locales, plusieurs pays ont d’ores et déjà réduit les dotations versées aux collectivités locales. La Suède l’a fait en 2004, l’Italie applique dans l’immédiat une baisse de 3 milliards d’euros, David Cameron l’a également annoncé au Royaume-Uni.
Pour la France, le gel des dotations s’appliquera en 2012 et constituera la contribution des collectivités à l’effort de réduction des déficits publics. Cependant, si le gel signifie stagnation des concours financiers de l’Etat, il ne s’agit pas de baisse des dotations comme certains le prétendent.
D’ailleurs, pour Pibrac les concours financiers de l’Etat en 2011 ont progressé de + 4.81%.
S’agissant de l’évolution des impôts communaux sur les 10 dernières années, l’augmentation pour les pibracais se situe au-dessus de la moyenne nationale : + 49.26% dont
- + 60.22% pour la Taxe sur le foncier bâti,
- + 43.54% pour la Taxe d’habitation.
Pour les dépenses de fonctionnement, l’augmentation a été de 57% et les dépenses de personnel ont progressé de 56%. Il faut rappeler que durant cette période (2001-2010) l’inflation cumulée a été de + 18.5% !

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