Avril - Mai - Juin 2012
- 26 avril 2012 : Régime indemnitaire du personnel communal, « Communauté Urbaine » et « Projet de Ville »
1) Une grève du personnel communal à Pibrac… c’est plutôt surprenant ! Elle s’est déroulée au mois de mars et visait à obtenir une revalorisation du régime indemnitaire du personnel de catégorie C.
Après négociation avec la municipalité, le personnel a obtenu :
- une revalorisation de leur prime semestrielle qui pourra être augmentée de +3%,
- l’institution d’une prime mensuelle qui sera de 5O €uros en 2012 et de 65 €uros en 2013 soit 780 €uros annuellement.
L’impact budgétaire de ces mesures sera de 63 000 €uros pour 2012.
2) Changement de nom et extension des compétences de la Communauté Urbaine
La Communauté Urbaine du Grand Toulouse devient « TOULOUSE-METROPOLE » . Ce changement de dénomination vise à conforter la notion de métropole pour assoir sa notoriété notamment dans ses relations internationales.
Par ailleurs, la communauté a souhaité élargir ses compétences pour pouvoir réaliser des opérations de diagnostic et de fouilles d’archéologie préventive selon les modalités prévues par le code du patrimoine.
3) Projet de ville
Suite à nos demandes répétées pour connaître l’état d’avancement des réflexions sur la mise en œuvre des dispositions du SCOT de l’agglomération toulousaine (schéma de cohérence et d’organisation territoriale) nous avons été informés de l’engagement d’une réflexion pour définir les orientations d’urbanisation pour la décennie à venir.
Il s’agit d’une projection d’aménagement qui doit s’inscrire dans le cadre du SCOT de l’agglomération toulousaine et qui définit des objectifs notamment en matière :
- de logements à construire à Pibrac : + 1680 à l’échéance 2020 dont 30% de logements sociaux ;
- d’équipements éducatifs, sportifs, culturels et de loisirs ;
- de voirie, transports et déplacements.
Les grands axes de cette réflexion peuvent être résumés comme suit :
1 MESPLES (secteur compris entre la route de Lévignac et la route de Léguevin) : 430 logements, à l’étude depuis 2001, la municipalité espère voir un début de réalisation avant 2O14.
2 L’ESCALETTE (au sud de la commune, proche de l’ancienne RN 124) : Ce projet figurait aussi dans le programme électoral de la municipalité en 2001. Il relève désormais de la compétence de la Communauté Urbaine et comprendra 135 logements à proximité de la zone d’activités.
3 LE STADE : les équipements sportifs situés au centre du village sont appelés à disparaître. Les terrains libérés seraient réaffectés à l’accueil de logements collectifs (dont au moins 30% de logements sociaux) et des commerces en rez-de-chaussée. De nouveaux équipements sportifs seraient réalisés dans la vallée de l’Aussonnelle (Cousteyrac).
4 COUSTEYRAC-BEAUREGARD : Création d’une zone sportive, quelques logements et amorce d’une voirie dans la vallée de l’Aussonnelle.
5 ENSABOYO – LE COLLEGE (sud et ouest du nouveau cimetière) : plusieurs centaines de logements sont envisagés dans le prolongement d’Ensaboyo à l’Est de la route de Mondonville.
Nous avons fait observer que le projet de ville ne devait pas seulement traiter de l’urbanisation du territoire mais qu’il convenait aussi de s’interroger sur :
- l’organisation des déplacements piétons, cyclistes ou automobiles dans le cadre d’un plan de circulation,
- la desserte en transports en commun des différents secteurs du territoire communal,
- le développement du commerce de proximité,
- la préservation et la valorisation du patrimoine culturel et architectural.
A court terme, nous avons souhaité que soit traitée prioritairement la continuité des pistes cyclables dans la zone agglomérée et notamment au bas de la rue des Frères en direction de Colomiers (200 mètres de pistes non bitumées) qui rendent les déplacements difficiles pour les cyclistes en général mais également pour les mamans qui doivent emprunter cette piste avec des poussettes).
Nous avons souligné l’urgence de sécuriser les parcours des piétons en centre-ville (rue principale, rue de la gare, rue des frères), Les trottoirs et aménagements existants sont manifestement inadaptés et potentiellement dangereux.
Par ailleurs, nous avons regretté que la restructuration de la route de Léguevin dont le projet d’aménagement avait été présenté en 2009 soit toujours en panne !
De même, avant d’engager une course à l’urbanisation, nous considérons qu’il conviendrait d’améliorer la voirie des secteurs excentrés : ancien chemin de Lasserre, chemin de Bègue, route de Mondonville, avenue François Verdier…. Les habitants de ces secteurs sont aussi des contribuables !
Ce projet de ville qui risque de bouleverser considérablement le cadre de vie, mériterait d’être élaboré en concertation avec les habitants. L’absence de communication sur ce type de réflexion dénote un manque de considération pour les pibracais qui ont certainement des choses à dire… !